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 Je fais comme chez moi, hein ? [James]

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Thomas D. Gray
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Messages : 10
Date d'inscription : 24/11/2014

MessageSujet: Je fais comme chez moi, hein ? [James]   Jeu 27 Nov - 17:58

Le concert venait de finir, le public était parti. Le traditionnel bruit du matériel que l'on range, les objets qui s'entre-choquent, l'agitation qui avait des allures de calme après la tempête, la lumière si douce après la chaleur des projecteurs, Thomas connaissait tout cela par cœur. Il regarda les techniciens s'affairer quelques instants puis salua l'équipe avant de partir. Une fois dehors il emplit ses poumons d'air froid. Il était 1h du matin environ, la nuit était plutôt lumineuse. Le vent mordait le visage de Thomas, mais il n'y prêta pas attention, il avait eu tellement chaud qu'il accueillait le froid avec joie. Après avoir enfilé la housse de sa guitare sur son dos, Thomas commença à faire quelques pas en direction de son studio. Il chercha machinalement dans ses poches son paquet de cigarettes, rien. Il s'arrêta alors pour fouiller dans la house de sa guitare et trouva le paquet et son briquet dans une des poches extérieures. Le jeune musicien alluma une cigarette, la traditionnelle cigarette d'après concert, celle qui aide à faire retomber la pression.

Son studio n'était qu'a quelques minutes à pied, une dizaine tout au plus, dommage... Thomas n'avait vraiment pas envie de rentrer chez lui ce soir, il chercha une excuse pour allonger son chemin à travers les rues. Il n'en trouva pas, mais après tout personne n'était là pour le questionner sur son sens de l'orientation, et tourna donc à l'opposer de sa rue.

Arrivé devant chez lui une vingtaines de minutes plus tard, Thomas chercha ses clés. Rien. Ni dans ses poches ni dans la housse de sa guitare. En se remémorant son départ, il se rappela être parti en vitesse, étant déjà en retard, il avait claqué la porte sans penser à prendre ses clés. L'image de ses clés posées sur la table lui revint alors en mémoire. Le système de la porte faisait que l'on pouvait la fermer en la claquant, mais qu'on ne pouvait l'ouvrir sans les clés. Le jeune musicien qui prenait toujours tout avec optimisme préféra en rire, quitte à rire seul dans la nuit. Alors, content d'avoir trouver une bonne excuse pour ne pas rentrer chez lui, Thomas parti en direction du loft de son cousin James. Celui-ci avait un double des clés, à son grand regret d'ailleurs, Thomas le savait. En effet, ce n'était pas la première fois que Thomas lui faisait le coup. Mais James n'arrivait jamais a faire des reproches à son petit cousin...du moins jusque là.

Thomas arriva devant la bâtisse de briques rouge. Il espéra que son cousin ne dormait pas, non pas dans l'espoir de ne pas trop le déranger, mais surtout pour pouvoir rester un peu chez lui ou même sortir ensemble. Son doigt allait appuyer sur la sonnette quand il se ravisa se rappelant l'heure et préféra frapper. Après réflexion Thomas jugea que ce changement d'avis était totalement débile, puisque si James dormait il allait de toute façon le réveiller, que ce soit en sonnant ou frappant, cela ne changerait pas grand chose. Quelques secondes s’écoulèrent, aucun bruit ne se fit entendre. Thomas frappa à nouveau. Toujours rien. Il décida alors de sonner, puis du bruit se fit entendre dans l'appartement.  
* Il va me tuer...*
Après quelques instants la porte s'ouvrit, James n'avait pas l'air de se réveiller, mais peut être qu'il avait eu le temps de passer un coup de peigne dans ses cheveux, et d'enfiler des vêtements avant d'ouvrir. Il ne sembla même pas surpris de voir Thomas débarquer chez lui à cette heure, sa guitare sur le dos. Trois secondes s'écoulèrent et James n'ouvrit pas la bouche, semblant attendre les arguments de son petit cousin, ce qu'il avait à dire pour sa défense.

Avec un sourire angélique Thomas lui demanda: "Euh...je ne te dérange pas ? J'ai encore oublié mes clés chez moi...."
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James D. Ward
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Messages : 36
Date d'inscription : 23/09/2014

MessageSujet: Re: Je fais comme chez moi, hein ? [James]   Dim 30 Nov - 18:46

Les yeux rouges, j'avais passé ma soirée devant l'écran un peu trop rétro éclairé de mon ordinateur. Une quantité assez importante de travail ces derniers temps avait suffit à me faire oublier un client. Et pas un client que je pouvais me permettre d'oublier. C'était plutôt le genre de client qui pouvait me permettre de passer plusieurs mois en toute sérénité et même voyager un bon mois sans redouter un appel de la banque. Le rêve de n'importe quel graphiste en somme. Et moi, comme un con, je l'avais zappé. Inutile donc de préciser que j'étais clairement dans la merde. Le rendez-vous avec lui était le lendemain, en milieu d'après-midi, par chance. Au moment où je m'étais rendu compte de cet oubli, je n'avais même pas vingt-quatre heures pour boucler un demi mois de travail. Bref, sacré challenge. En fin d'après midi j'avais donc éteint mon portable pour ne pas recevoir de message, désactivé internet pour ne pas être tenté par les réseaux sociaux et les sites chronophages et vissé mon casque sur mes oreilles pour me mettre dans ma bulle de travail. Ainsi, je n'avais pas entendu le livreur sonner pour déposer le colis de fringues que j'avais commandé, la voisine du dessous, mignonne mais un peu... chiante, venir se plaindre parce que je tapais trop fort du pied ou encore l'accident qui eut lieu en début de soirée en bas de chez moi. J'étais isolé.

Des litres de cafés et quelques heures de playlist plus tard, j'avais certes avancé mais j'étais encore loin du compte. Entre temps j'avais malheureusement remis internet et j'étais malencontreusement tombé sur les réseaux sociaux. Là quelqu'un s'était mis à me parler et, trop gentil, j'avais longuement discuté avec cette personne. Si vous voulez apprendre à perdre du temps, contactez moi, je serai ravi de compter le nombre de coquillettes dans un paquet de cinq cents grammes avec vous. Mais bon, revenons à nos moutons. Excité par la caféine et apaisé par les mélodies langoureuses de la deep house, j'essayais de faire le travail le plus propre possible. Mon but à ce moment précis était de rendre quelque chose de très correct et surtout de donner l'illusion que j'y avais passé du temps, que c'était un travail poussé et très recherché. Oui, le lendemain je comptais vendre du vent, escroquer quelqu'un. En y pensant, toutes ces heures de merde étaient finalement bien payées. Me voyant déjà sous les palmiers en train de boire un cocktail, j'arrêtai de m'apitoyer sur mon sort et redoublai d'efforts pour en finir vite.

Tout ça, c'était sans compter sur la sonnette que j'entendis pendant la transition entre deux morceaux. Un soupir, ce n'était vraiment pas le moment. Je ne me posai même pas la question, en regardant l'heure, je savais qui c'était et là, c'était encore moins le moment. Thomas, mon cousin. Bien que très proches lui et moi, j'étais surtout débordé. Ce fut à contre coeur, mais par politesse que je mis la musique sur pause, posai mon casque et me rendit à la porte d'entrée. En ouvrant, je découvris bien évidemment mon cousin, guitare sur le dos. Je ne dis rien, le laissant briser le silence. Il me dérangeait mais son air innocent et son comportement, tout penaud, me firent sourire. J'ouvris plus grand la porte pour le laisser entrer. Et tu sais que j'ai le double donc tu es venu sans prendre la peine de me prévenir par sms. Je refermai la porte derrière lui et soupirai à nouveau: je n'étais pas sorti de l'auberge. Tu avais un concert ce soir? Question à la réponse évidente, Thomas ne devait pas se balader avec sa guitare à une telle heure pour son simple plaisir.

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