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 Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)

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Alexander of Addington
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MessageSujet: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Lun 15 Déc - 9:03

 Life is just a comedy for rich people
Joyce & Xander
 
"Le comble de la méchanceté est de haïr les gens biens." 

Même les milliardaires connaissent des journées moins agréables que d’autres. La sienne avait commencé aux alentours de 9h du matin. Il avait ensuite passé la matinée à s’épuiser dans quelques boutiques de luxe à proximité de chez lui pour acheter de nouveaux costumes, car tout le monde sait qu’il est indécent de s’afficher en public avec une tenue déjà portée. C’est le comble du mauvais goût.  Un rendez-vous d’affaires dans l’immobilier avec un véritable incapable l’avait énervé alors que le soleil pointait au plus haut. Il avait passé rapidement quelques coups de fil et espérait que le bon-à-rien se fasse renvoyer dès le lendemain. Puis il déjeuna un soi-disant ami, qui n’en avait en réalité que pour son argent, et que Xander côtoyait uniquement car il était en contact avec un gros de la ville que l’agent immobilier de luxe souhaitait rencontrer. Bien que tout se déroulait comme il le désirait côté social, son plat de saumon arriva tout juste cuit, ce qui eut don de l’énerver plus encore. Il invectiva avec passion le serveur qui n’y était pour rien et demanda à voir le cuisinier, à qui il balança avec beaucoup d’exagération ses quatre vérités. Un nouveau plat arriva quelques minutes plus tard, les employés se morfondirent en excuses quelques fois de plus et lui offrirent une excellente bouteille de champagne, dont Xander s’empara en précisant qu’avec cette piquette ils allaient pouvoir « fêter leur incapacité totale à nourrir leurs clients tombés par erreur dans ce restaurant miteux ». L’après-midi fut occupé par son business plus secret. Il s’était rendu dans un club de strip-tease d’un quartier peu fréquentable, où vivait sa seconde entreprise. Peu de choses notables dans l’après-midi, à part cette jolie blonde qu’il avait consommé à sa guise et sans modération et un dealer minable qu’il avait fait descendre devant ses yeux. Au moins, l’après-midi avait eu le don de l’apaiser quelque peu.
 
Un dernier évènement était prévu ce soir-là, et il se félicita d’avoir choisi sa plus vieille amie dans ce pays pour l’accompagner. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que la silhouette de mannequin de la jeune femme le rendait très fier et lui donnait une classe naturelle non négligeable dans les dîners mondains. Ensuite, elle avait le don de l’amuser et de rabaisser verbalement tous les invités de la soirée, ce qu’il trouvait des plus charmants. Enfin, les chances pour que leur corps s’entremêlent au cours ou après la soirée étaient relativement élevées, et il devait reconnaître qu’elle le rendait fou.
 
« Parfait, tout simplement parfait »
 
Un petit sourire à son reflet dans le miroir accompagna son autocritique, qui lui apparut comme une évidence. Avec les cheveux tirés en arrière, un costume hors de prix, une cravate rose bariolée, une chemise claire rayée et une montre Patek Philippe, il avait une classe non négligeable. Il glissa dans ses poches quelques éléments indispensables à chacune de ses sorties avant de quitter son domicile. 19h15. Voilà qu’il avait de l’avance, c’était parfait. Son chauffeur se pressa hors du siège conducteur pour ouvrir la porte à son patron, qui grimpa dans la limousine noire imposante, qui l’attendait en bas de chez lui. Il indiqua le nom d’un fleuriste quelques mètres plus loin, et le chauffeur alla lui-même acheter le bouquet classique le plus cher de la boutique. Xander le trouva moche, le jeta au sol devant l’étale et renvoya à l’intérieur du magasin son conducteur morfondu en excuse à l’intérieur. Cette fois-ci, il ressortit avec un bouquet de fleurs à son goût, et le richissime propriétaire de la voiture attendit, armé du bouquet, que la voiture redémarra. 19h35, ils étaient devant chez Joyce, qui habitaient à seulement quelques mètres de là. Ils attendirent patiemment qu’elle descende. Xander en profita pour passer un coup de fil, qu’il interrompit dès lors que la silhouette familière apparut en bas de l’immeuble. Il quitta le véhicule pour lui ouvrir la porte, et l’accueillit en lui baisant la main avant de lui tendre les fleurs.
 
« Bonsoir ma charmante Joyce, tu es comme toujours des plus ravissantes. »
 
Sur ce, il l’invita à monter dans le véhicule, en profitant au passage pour la reluquer de haut en bas sans aucune gêne. Parfait, tout simplement parfait …
 
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Joyce L. Clayton
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Mer 17 Déc - 17:27

I wanna be drunk when I wake up on the right side of the wrong bed
ft. Alexander & Joyce
La journée de Joyce avait mal commencé. Elle avait été réveillée à l’aurore par son manager, dont la voix était à la fois stridente et nasillarde, un exploit de mère de nature, qui l’appelait pour lui remettre en mémoire qu’elle avait des essayages à faire chez un grand couturier dans la journée. Il lui rappela qu’elle devait être présentable car le couturier serait présent. Comme s’il lui arrivait de ne pas être présentable ! La  brune s’était donc levée du mauvais pied, trop tôt et pas vraiment motivée. Le créateur en question était un des hommes les plus pénibles que Joyce ai jamais eu l’occasion de rencontrer.
Elle avait ensuite dû préparer ses affaires pour la journée et s’habiller. La longe douche chaude avait été le seule moment de répit qu’elle se savait capable de s’offrir pour la journée. Après avoir passé plus de deux heures à se vêtir, se maquiller et se coiffer, elle était descendue en bas de son immeuble prendre un taxi qui devait lui être envoyé pour se rendre à la maison de couture. Et bien sûr, le taxi était en retard. C’est donc d’une humeur massacrante qu’elle arriva au studio, et les assistantes couturières en prirent pour leurs grades lorsqu’elles tentèrent de réprimander Joyce pour son retard. Cependant, la brune dû s’adoucir lorsque le créateur arriva, et elle joua le mannequin docile et patient alors que sa seule envie était de rentrer pour se remettre sous sa couette. Lorsque 2h30 plus tard elle ressortit épuisée de s’être fait tripoter par ces vulgaires couturières elle alla s’acheter rapidement un café avant de monter dans un taxi, direction son appartement.
Alors qu’elle regardait les rues new-yorkaises défiler sous yeux, elle fût interrompe dans sa contemplation par la sonnerie de son téléphone portable. En voyant le prénom d’Alexander s’afficher sur l’écran, Joyce sentit un petit sourire se former aux coins de ses lèvres. Après quelques SMS échangés, il fût décide que les deux amis passeraient la soirée ensemble. Mais il était impossible pour Joyce d’aller à cette soirée avec une tenue qu’elle avait déjà porté en public. Une séance de shopping s’imposait donc.  Et elle fit changer son itinéraire au chauffeur de taxi, qui l’amena là où les boutiques de luxe se trouvaient. La journée se poursuivait finalement mieux que ce qu’elle n’avait commencé. Après avoir choisi la tenue parfaite dans u des magasins les plus prestigieux, la brune retourna à son appartement.
L’après-midi était passé relativement vite, malgré l’impatience de Joyce. En effet, elle ne pouvait attendre d’être en présence d’Alexander et s’amuser. Car elle savait que les deux passeraient une bonne soirée. C’était le cas depuis qu’ils se connaissaient. Le brun avait pour habitude de traiter les autres,  comme des moins que rien et cela enchantait Joyce puisqu’elle était l’une des rares personnes non concernée par les humeurs capricieuses de Xander. Elle prit tout de même le temps  le temps de se préparer longuement, de la tête aux pieds afin d’être parfaite. Elle ne le faisait pas forcément pour Alexander même si elle savait qu’il allait la détailler de haut en bas. Elle le faisait pour elle et pour voir les regards admirateurs de ceux qui seraient présent à la soirée. Mais elle dû se l’avouer : elle avait envie de voir les yeux d’Alexander briller d’envie lorsqu’il la verrait.
C’est donc vêtue d’une longue robe à la jupe en tulle noir et au haut doré et noir, accompagnée d’escarpins noirs, maquillée et coiffée savamment qu’à 19h37, heure exacte du rendez-vous, elle sortit de son appartement pour rejoindre Alexander qui l’attendait  dans sa limousine en bas de l’immeuble.  
Lorsque le brun vint l’accueillir de sa façon habituelle, elle ne put s’empêcher de remarquer avec quelle classe Xander était habillé et l’aura de confiance qui émanait de lui. Elle se saisit du magnifique bouquet de fleurs qu’il lui tendait et pénétra tout sourire dans la voiture, ravie du compliment qui venait de lui être adressé. « Tu es plutôt pas mal toi aussi Xander. Et merci pour les fleurs, elles sont splendides.» Joyce s’installa ensuite sur le long siège et demanda, tandis que la voiture redémarrait « Alors, où allons-nous ? Oh non, ne me dit rien, je préfère avoir la surprise en fait ! »
Elle fit un clin d’œil au brun qui ne l’avait pas lâchée du regard. « J’espère que l’on va s’amuser, j’ai passé une journée épouvantable  et je compte bien l’oublier ! » Comme si elle avait perdu quelqu’un qu’elle aimait, s’était faite virée de son boulot, agressée et n’avait plus de toit sur la tête. Elle s’approcha ensuite un peu de l’homme présent à ses côtés. « J’imagine qu’il s’agit d’une de ces soirées mondaines chiantes à mourir. Tu as intérêt d’être de bonne compagnie, pour me remercie de te rendre un tel service. La presse sera là ? » demanda-t-elle intriguée, et impatiente de savoir si oui ou non les deux jeunes auraient leurs places dans les tabloïds du lendemain.  
L’excitation montait en elle, elle avait hâte de parader au bras d’Alexander et de voir ce que lui réservait cette soirée.


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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Ven 2 Jan - 22:13

 Life is just a comedy for rich people
Joyce & Xander
 
En réalité, c'est le spectateur, et non la vie que l'art reflète"
Oscar Wilde
 
Divine. Oui, c’était ça l’adjectif qui la décrivait justement. Divine. Il y avait en elle quelque chose d’Olympien. Il l’avait remarqué dès leur première rencontre, mais à chacune de leurs retrouvailles il ne pouvait s’empêcher de se le répéter encore et encore. Un sourire en coin, rare chez lui, illumina quelque peu le visage trop sérieux du milliardaire lorsque son regard croisa celui de sa belle. Se rendait-elle compte de l’honneur qu’il lui faisait en lui accordant tant d’estime ? Elle était une privilégiée, plus qu’elle ne l’imaginait sans doute.
Les deux fervents représentants de la jeunesse dorée de Manhattan prirent finalement place à l’arrière de la limousine. Quelques remarques d’usage lancèrent la conversation. Puis une question. Banale pour lui, hors-du commun pour la majorité de la population. Est-ce qu’il y aura la presse ? Oui, inévitablement, sinon pourquoi daignerait-il faire le déplacement ? Pour les convives impatients de le rencontrer ? Perte de temps, il travaillait suffisamment pour ne pas s’imposer de tâches sociales en soirée. Sauf pour quelques soirées particulières. Où la presse venait en grandes pompes et dans lesquelles les invités étaient soigneusement triés. C’est vers un dîner comme celui-ci que la voiture les emmenait à vive allure.
 
« Evidement qu’elle sera là, à t’entendre on croirait que j’ai revu à la baisse mes exigences. Tu sais bien que je ne me déplace pas pour rien. »
 
Un clin d’œil furtif ponctua sa réponse. Avant de reprendre, il fit un signe de la main au chauffeur pour qu’il accélère, accompagnant le tout d’un commentaire désobligeant se rapprochant de « Ce serait bien qu’on arrive avant le dessert vous voyez. Je sais que personne ne vous attend vous, mais j’aimerais bien ne pas payer des incapables. ».
Il continua ensuite d’un ton détaché à l’adresse de sa cavalière, parfaitement opposé avec le ton menaçant utilisé pour parler à son employé.
 
« Je compte évidement sur toi pour sublimer toutes les photos de la soirée … »
 
Les yeux du britannique descendirent un instant sur la robe de la demoiselle avant de reprendre, la fixant intensément.
 
« … Mais je ne peux m’empêcher de remarquer que je ne me suis pas trompé de partenaire, comme toujours avec toi. »
 
Le chauffeur n’avait pas lésiné sur l’accélérateur après l’avertissement énoncé. Ainsi, il déposa peu après les jeunes gens devant un incontournable musée de New York : Le Metropolitan Museum of Art. S’il participait à cette soirée, ce n’était pas pour les œuvres d’art, loin de là. Pour lui, l’art est encore plus inutile que la charité. C’est pour dire l’estime qu’il en a. Les artistes ne sont que des bon-à-rien qui essayent de donner un sens à leur vie en gueulant dans un micro tout en grattant des bouts de bois, en balançant divers colorants sur un bout de papier, en capturant avec une invention inutile des bouts de vie qu’ils feraient mieux d’observer avec leur yeux. Mais que voulez-vous, le monde est fou et pathétique. Heureusement que quelques personnes étaient encore digne d’intérêts … Justement, il aida l’une d’entre elle à descendre de la limousine noire en lui tendant la main, puis lui proposa son bras pour l’escorter sous les quelques flash de photographes. Il profita du vacarme ambiant pour lui souffler quelques mots à l’oreille.
 
« J’ai entendu dire que l’art était excellent investissement ces derniers temps … »
 
Ils pénètrent tous deux dans le grand hall quasiment désert, les talons de Joyce résonnant sur le marbre de l’allée. A voix basse, il continua ses brèves explications.
 
« Je suis censé financer une exposition d’un artiste soi-disant brillant, qui devrait me rapporter gros. Je n’ai absolument aucune idée de ce qu’il peint, mais il paraît qu’il est très doué. »
 
Il lui jeta un regard complice avant de s’engager dans une salle contenant un buffet prêt à nourrir bien plus de convives que la pièce ne semblait abriter. Au mur, des tableaux en grand nombre donnaient un peu de vie aux murs froids et anciens du bâtiment.
Une hôtesse blonde, du genre mannequin, les salua d’un « Monsieur Xander » poli, et proposa de prendre leur veste, qu’ils lui abandonnèrent volontiers. Le regard du milliardaire se promena sur le bas du dos de la demoiselle lorsqu’elle se retourna pour aller ranger leurs vêtements au vestiaire.
Reportant son attention sur son invitée, il lui annonça très naturellement.
 
« Bien sûr, si une toile te plaît, je te l’offre avec le plus grand plaisir. »
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Lun 26 Jan - 0:11

I wanna be drunk when I wake up on the right side of the wrong bed
ft. Alexander & Joyce
La brune se délectait déjà de la présence d'Alexander. Son attitude attisait une drôle de chaleur dans son estomac, et l'impatience commençait à la gagner, mais elle arrivait à la cacher parfaitement. Alexander n'avait pas besoin de savoir à quel point cette soirée enchantait Joyce. Cette dernière ne savait d'ailleurs pas exactement pourquoi. Elle pensait qu'il s'agissait d'un mélange entre la présence de la presse qui s'annonçait intéressante et la compagnie de Xander. Même si elle avait du mal à se l'avouer.
Toujours est-il, que pour jouer le jeu, elle leva les yeux au ciel en entendant la réponse du brun qui lui confirmait la présence évidente de la presse. «On ne sait jamais avec toi. Tu es si imprévisible ! Et puis j'osai espérer que tu y allais simplement pour trouver une excuse pour sortir en ma compagnie.» Sa dernière phrase était elle aussi accompagnée d'un clin d'œil et d'un petit sourire en coin.  Ce sourire s'agrandit un peu plus, et se transforma en quelque chose de mauvais, presque malsain, lorsque Xander réprimanda son chauffeur. Son autorité naturelle faisait toujours bonne impression à Joyce, principalement parce qu'elle savait qu'elle ne fonctionnait pas sur elle. De ce fait, elle trouvait cela amusant de voir le milliardaire s'affirmer de cette façon en sa présence.
Elle ne put s'empêcher de sortir son sourire charmeur lorsqu'une fois de plus Xander la complimenta. « Je suis une valeur sûre, ne l'oublie pas. » puis elle se rapprocha un peu plus de lui. Ils étaient maintenant tellement proches qu'ils auraient pu se toucher. Mais Joyce avait décidé qu'elle ne franchirait pas ce pas. Enfin, pas immédiatement.
Lorsque le chauffeur déposa les deux jeunes gens, Joyce eu du mal à cacher sa surprise. Que faisaient-ils au musée ? Les explications d'Alexander éclairèrent rapidement ses lumières. Il y aurait donc du beau monde, de la presse culturelle mais aussi à scandale, de la nourriture, et bien évidemment de l'alcool. Joyce était plus ravie que son compagnon par cette soirée. Elle savait ô combien il n'aimait pas l'art et pensait que ce n'était qu'une perte de temps. Mais Joyce ne s'empêcherait pas d'apprécier les œuvres présentées et de discuter avec les artistes présents. Même si elle avait un penchant certain et bien confirmé pour la lecture, la brune aimait l'art, sans prétention, et était toujours à la recherche de nouveautés culturelles. Et c'est pourquoi elle ne se retint pas dans sa réponse pour Alexander « Pour toi, tout n'est qu'argent et investissement. Jamais tu ne t'intéresses à autre chose. Tu es si étroit d'esprit parfois, cela en est presque fatiguant. Pas besoin de rester dans le moule que nos parents nous ont fabriqué. » Elle répondit à voix haute, ne se souciant pas de qui pourrait l'entendre, et ses propos étaient appuyés d'un regard presque dédaigneux, mais elle le suivit tout de même jusqu'au lieu exact de la réception.  
Son exaspération grandi un peu plus malgré elle , lorsqu'elle vit Xander jeter un œil indiscret sur le corps de la jeune fille qui venait de les débarrasser de leurs manteaux. Il n'y avait, et n'aurait jamais rien de plus entre eux, que ce qu'il se passait déjà. Mais elle n'aimait pas qu'il ne la respecte pas, en reluquant d'autres femmes alors qu'elle était là. La brune savait très bien qu'il n'y avait aucune exclusivité entre eux, et tant mieux. Mais il lui devait du respect.
Bien que la proposition suivante enchanta Joyce, car elle ne se gênerait pas pour se faire offrir une toile si elle en ressentait l'envie, elle commença à déambuler parmi les œuvres, après avoir pris une coupe de champagne qu'un serveur lui proposa, sans réellement attendre Alexander. Rapidement, elle répara une peinture qui lui semblait intéressante : remplie d'émotion, d'un message, et vibrante. Elle attendit que son compagnon de la soirée arrive à ses côtés pour lui dire, le regard toujours rivé sur le tableau « En effet, il est prometteur et bien plus que doué. Mais j'imagine que tu ne le vois que par le beau monde qui est présent ce soir, et non pas en regardant ses œuvres, n'est ce pas ? » Elle tourna finalement la tête pour voir la réaction du brun, mais ils furent interrompus par le photographe officiel de la soirée qui voulait prendre un cliché d'eux. Elle se pencha discrètement vers Xander, et retrouva une voix plus joviale et chaleureuse « C'est parfait ça. La soirée commence bien, finalement. » avant de se tourner vers le photographe, de se serrer un peu plus contre Alexander et de poser une main sur son épaule, rétablissant ainsi le contact physique entre les deux amis.

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Alexander of Addington
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Jeu 5 Fév - 14:12

 Life is just a comedy for rich people
Joyce & Xander
 
«La politesse fait paraître l'homme au dehors comme il devrait être intérieurement»
Jean de La Bruyère

Xander avait très peu fréquenté les musées. Pourquoi ? Parce qu’il trouvait ça ennuyeux à mourir, tout simplement. Ses rares visites étaient du soient à des sorties scolaires à l’époque où il vivait encore dans la capitale anglaise ou à quelques rendez-vous professionnels l’obligeant à gravir les marches d’un quelconque musée. Il se souvient encore de sa première expérience avec ce genre d’endroits. Il devait avoir une dizaine d’années, c’était peu de temps avant le décès de son père, à une époque où sa mère faisait encore semblant d’être heureuse et épanouie dans sa vie. Un beau jour, décidée à se faire passer pour une bonne mère, elle avait emmené son fils au musée. C’était embêtant, un film qu’il adorait passait à la télé ce jour-là, et il n’avait clairement pas envie de traîner avec sa mère. C’est la honte. Ils avaient longuement arpentés les allées couvertes de peintures dont on devinait plus ou moins le dessin, en bref où les gribouillons avaient une apparence plus ou moins humaine, et la femme qui l’avait mis au monde lui contait la vie de quelques grands peintres devant tels ou tel tableaux. Sans doute avait-elle prévu en avance cette visite et s’était renseignée sur plein d’artistes pour essayer d’impressionner son fils. Franchement, elle abusait. Son film en était déjà à plus de la moitié quand ils sont rentrés à la maison. La prochaine fois, elle aura qu’à emmener un gosse de l’orphelinat auquel elle faisait des dons chaque année pour raconter la vie de types ruinés ou complètement débiles. Ils se sentiront surement plus concernés.

Joyce était le genre de filles qu’il classait dans les insoumises. Dans la majorité des cas, les filles de cette catégorie l’emmerdaient. Quoi qu’il fasse, elles ne seraient jamais pleinement à lui, c’était agaçant. Et fatigant. Alors en temps normal, il laissait tomber pour se contenter d’une fille facile-ment impressionnable. Une jolie robe, deux/trois verres et le tour est joué. Oh ne soyez pas offusqué, il y en a bien plus que vous ne le pensez. Mais la demoiselle en sa compagnie avait la classe de lui céder parfois une impression éphémère d’appartenance avant qu’elle ne s’éclipse avec la grâce du soleil à la tombée de la nuit. Tantôt entre ses doigts, tantôt fumée insaisissable. Elle était à lui et ne le serait jamais. Peut-être était-elle simplement son amie ?
Celle-ci justement le … réprimanda. Oh Dieu seul savait comme il détestait ça. Et encore faudrait-il que Dieu existe. Ce en quoi il doutait fortement. Mais là n’est pas le débat. Il lui faudrait donc s’intéresser à autre chose que le concret ? N’avait-il pas passé l’âge pour avoir ce genre de réflexion ? A vrai dire, on ne lui en avait sans doute jamais fait, le problème venait peut-être de là.

« Figure-toi que ma mère a toujours rêvé d'être artiste. Mais elle n'a jamais rien réussi à faire de sa vie médiocre. »

Il affirma nettement son accent britannique en évoquant ses racines, tout en accompagnant sa remarque d’un sourire moqueur, affirmant sa petite victoire en la contredisant. A elle de voir si elle voulait chercher la guerre.
Le moule de ses parents, comme elle disait, même dans sa meilleure période fut fragile et bancal. Toute structure a besoin d’un socle solide, sa structure familiale reposait sur des illusions et des mensonges. Il suffit d’une pointe de vérité ou d’un soupçon de réalité pour que le tout penche autant que la tour de Pise. Avant de s’écrouler, évidement.
Sa cavalière n’était pas responsable de ses informations erronées au sujet de la famille Addington. Après tout, elle n’avait entendre que la version fournie par ses parents : Une riche famille d’Angleterre, unie, soudée, respectant les traditions, qui ventaient sans doute les mérites de leur fils brillant ayant fait les plus grandes écoles. Il y avait de quoi rire. La vérité, elle ne la connaissait pas. Il ne parlait jamais de sa famille, déjà parce que ça ne regardait personne, et ensuite, et surtout, parce qu’il en avait honte. Un pauvre type pitoyable mort, heureusement pour lui, avant d’avoir pris trop de kilos, et une mégère cachant sa prise d’âge sous une couche de maquillage aussi épaisse que la quantité de matière grasse dans un pot de Nutella.

Le corps gracieux de mannequin s’éloigna de lui. Elle était visiblement vexée, et bien que la raison ne fusse pas très importante ni intéressante, il se devait d’arranger les choses. Après tout, il devait faire croire au monde entier qu’il était le plus heureux des hommes et faire baver de jalousie tous les types qui pourraient tomber sur une photo de Joyce et lui. Et pour ça, il avait besoin d’elle. Il s’empara également d’une coupe de champagne et la suivit pendant qu’elle observait les tableaux accrochés au mur. Elle, les yeux rivés sur les toiles. Lui, les yeux rivés sur la fine silhouette qui se déhanchait devant lui. Elle aimait l’art, il aimait le concret. C’était ainsi.
La fluidité du mouvement fit place à une immobilité provisoire. Ce gribouillons devait lui plaire plus que les autres. Le désignant fixement, elle lui vanta le talent de l’artiste sur lequel il avait investi. Bonne affaire donc. Sa remarque sonna étonnamment vraie. Elle jugeait les œuvres par leur beauté. Il les jugeait par l’engouement des autres autour de l’exposition. Son critère était indénombrable, le sien était plus simple à évaluer. Son incapacité à apprécier l’art lui tomba dessus brusquement, le faisant froncer les sourcils. Il n’aimait pas ne pas savoir.
Un photographe les interrompit. Les traits de Xander se desserrèrent instantanément. Tous deux, en parfait habitués de ce genre de cérémonie, posèrent avec un air enjoué. Aux yeux des populations qui voyaient ces clichés, ils devaient sembler si puissants et sympathiques. Ce qui était ridicule, les deux ne se mélangeaient jamais. On ne gagne pas le pouvoir en hissant les autres à ses côtés, on l’obtient en écrasant ses adversaires. Leur sourire figé se grava dans la pellicule du capteur d’images, et celui-ci les quitta provisoirement après les avoir salué.

Il trempa ses lèvres dans le verre du délicieux champagne, puis affichant une expression neutre, se maitrisant parfaitement, en lui désignant nonchalamment le tableau qu’elle semblait apprécier, il lui demanda :

« Qu’est-ce qui fait vraiment qu’une toile vaut mieux qu’une autre ? »

Puis désignant celle d’à côté, une toile représentant un enfant sur un gratte-ciel, noyé dans le levé d’une aube hivernale, il continua.

« Pourquoi celle-ci te plaît moins ? C’est une question de couleur, ou de réalisme, ou de je ne sais quoi ? »

Finalement agacé de ne pas savoir, il détourna la tête de la toile. Il eut à peine le temps de reprendre contenance qu’une femme d’une cinquantaine d’années, au visage au moins autant maquillé que toutes les toiles présentes dans la salle, accompagné d’un homme de petite taille au visage rabougris, vint les saluer.

« Oh Monsieur et Madame Campbell, je suis ravi que vous soyez ici ce soir. Toutes ces toiles ne sont-elles pas magnifiques ? Je parlais justement à Mademoiselle Clayton de la gentillesse dont vous avez fait preuve en prêtant vos locaux pour l’exposition.»

Le vieil homme lui serra la main, ainsi que celle de Joyce, en lui mimant toutes une mise en scène polie, insistant sur le fait qu’on ne pouvait rien refuser à cet amateur d’art aussi influent qu’est Monsieur Addington en personne, pendant que sa femme gardait un sourire idiot fixé sur son visage. Dès qu’ils furent partis en leur souhaitant de s’amuser, Xander se pencha vers sa compagne d’un soir pour lui raconter d’un sourire amusé.

« C’est le propriétaire du musée, je lui loue cette salle une fortune. J’ai dû insister pour l’avoir, il pensait qu’il n’y aurait personne, mais il s’est trompé et maintenant il va raconter à tout le monde que c'était son idée. Il paraît que sa femme passe dans le lit d’un grand nombre d’artistes souvent exposés ici. »
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Dim 19 Avr - 16:55

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ft. Alexander & Joyce
Joyce savait pertinemment que ce genre de remarques agaçaient Alexander au plus haut point, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle appréciait sa compagnie et sa façon de mener sa vie, mais parfois il en faisait trop. Il y avait une différence entre ne pas se mélanger à ceux qui se trouvaient en dessous d'eux, et ne pas s'ouvrir un peu au monde. Alors, même si elle voyait l'exaspération que sa réflexion avait entraîné chez Xander, elle n'en avait rien à faire et assumait totalement ses propos. Si elle devait passer la soirée avec lui, autant qu'il sache que quelconque remarque déplacée sur l'art  ne passerait pas. Elle n'allait pas se soumettre à ces humeurs. Cela ne marchait pas comme ça avec elle. Et encore moins quand il s'agissait de ce jeune homme en particulier. Elle l'avait assez vu descendre un nombre incalculable de personnes en sa présence, et il était hors de question qu'il lui manque de respect ou hausse le ton à son intention. Quand le jeune milliardaire fit une remarque sur sa mère, elle ne put s'empêcher de sourire un peu. « Ah, et voilà que tu parles de ta chère et tendre maman. Tu lui passeras le bonjour de ma part. » Joyce avait eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois Madame Addington, et elles s'entendaient relativement bien. Leurs mères étaient très amies, donc, plus jeune, Joyce avait été amenée à fréquenter la mère de Xander. Et il fallait l'avouer, elle aimait bien taquiner son ami sur le sujet, car elle savait très bien qu'il la considérait comme une moins que rien. Et là, il venait de lui tendre une perche magnifique qu'elle n'avait pas hésité à saisir. Son sourire moqueur n'avait en rien ébranlé Joyce et sa motivation à lui montrer que l'art était important.
Puis elle s'était éloigné de lui pour contempler une œuvre qui lui plaisait réellement. Après la courte intervention du photographe et la mise en place de leur petite mascarade, elle se tourna à nouveau vers le tableau. Elle était en train de boire une longue gorgée de champagne lorsque Xander lui posa une question à laquelle elle ne s'attendait pas. En effet, elle ne pensait pas qu'il essaierait de s'intéresser à ce qu'il voyait. Elle se doutait que tant que l'argent tombait à la fin de  la soirée, il ne porterait aucune attention aux tableaux. Et encore moins à leurs significations. Et elle ne put empêcher un petit sourire moqueur de se former au coin de ses lèvres en voyant l'attitude du brun. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il était contrarié. Elle ne savait pas exactement pourquoi, car pour Joyce, il n'allait pas s'agacer de ne pas saisir ce qu'elle ressentait en voyant de l'art. Mais elle était satisfaite de voir cette moue boudeuse affichée sur le visage de son ami. Simple victoire personnelle pour être honnête.
Joyce écouta les questions d'Alexander en sirotant son champagne, et elle prit le temps de réfléchir longuement à ce qu'elle allait dire pour que cet imbécile comprenne, mais elle n'eut pas le temps de formuler sa réponse qu'ils étaient assaillis par un couple de vieux ringards venus parler à Xander. Elle se recomposa un visage souriant et ouvert, et se contenta de hocher la tête et de répondre aimablement aux deux personnes en face d'elle. Secrètement elle faisait la liste de tout ce qui n'allait pas dans la tenue de son interlocutrice, et ainsi le moment passa plus rapidement. Une fois les ancêtres éloignés d'eux, Alexander lui expliqua qui était le couple. Et Joyce rigola « J'imagine que tu es content de toi ? Cette soirée me semble être une réussite. » Il était hors de question que la jeune femme fasse un compliment direct à son ami, mais elle se permit d'insinuer que la soirée semblait rencontrer un certain succès et qu'a ses yeux, Alexander avait une fois de plus réussit à organiser un événement fantastique. « Dommage qu'il en retire tous les compliments n'est-ce pas ? Quant à sa femme, hmmm, étonnant que des artistes pensent à poser leurs yeux sur elle. As-tu vu à quelle point elle est … Laide et mal habillée ?! Elle est loin d'être une muse. » en rigolant une nouvelle fois.
Elle regarda Xander en souriant, but à nouveau du champagne et se retourna vers la toile qu'ils avaient précédemment regardé et commenté. « Tu sais Xander, c'est simple. Si lorsque tu regardes une toile tu ressens quelque chose, c'est qu'elle est mieux que les autres. La technique n'a rien à voir avec la réussite d'une toile. Et son prix non plus.  » Puis elle détourna le regard vers lui. « La toile d'à côté me touche moins car elle me parle moins, elle m'évoque moins de choses. Mais je suis quasi sûre que si tu la regardais vraiment, elle ferait échos dans ton esprit, aussi étroit soit-il. » Elle accompagna sa phrase d'un immense sourire. Lorsqu'elle avait observé la toile voisine, Joyce avait instantanément pensé à Xander. Ce petit être perdu. Il lui avait toujours semblé si sûr de lui, mais à la fois tellement près du bord, près de la chute. Sa personnalité restait parfois toujours un mystère pour la brune. Elle avait beau le fréquenter intimement, et depuis de nombreuses années, elle sentait qu'il était toujours fermé, et loin d'être prêt à s'ouvrir à elle. Cette situation lui convenait parfaitement, même si parfois, elle espérait percevoir un peu plus de ce qui se cachait en lui.
A peine avait-elle eu fini de donner ses explications à son compagnon, qu'elle s'en éloigna d'un pas léger et se dirigea vers une alcôve qui lui semblait offrir un peu plus d'intimité. Mais pas suffisamment pour que les photographes ne se rendent pas compte qu'ils s'étaient isolés tous les deux. Parfait emplacement donc. Elle ne savait pas si le jeune homme l'avait suivi, ou s'il était resté face aux toiles à analyser ce qu'elle venait de lui raconter. Alors elle jeta un petit regard derrière son épaule avant de se saisir d'une nouvelle coupe de champagne qu'un serveur venait de lui offrir.  

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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Dim 10 Jan - 11:09

 Life is just a comedy for rich people
Joyce & Xander
 
"All art is quite useless. So is a flower." Oscar Wilde


Ah Joyce, sa très chère Joyce, que serait-il sans elle ? Il aimait à croire qu'il n'avait besoin de personne, qu'il se débrouillait parfaitement seul, qu'aucune âme n'était indispensable autour de lui. Mais tout ça, c'était des conneries. Même s'il n'avait toujours possédé qu'une infime part d'humanité, il restait un jeune homme qui avait besoin d'au moins quelques amis, ou de semblants d'amis. A défaut d'une famille respectable.
Elle était son alter-ego féminin, en moins bien évidement. En plus faible, plus sensible, plus délicate. Bon elle n'était pas encore à sa hauteur mais peut-être qu'un jour elle cesserait de s'attarder sur des choses aussi banales et pathétiques qu'un tableau, ou sa mère, et qu'ainsi, comme lui, elle pourrait s'élever au-dessus des autres. Le seul intérêt d'avoir des tableaux est de prouver son bon goût et de rendre jaloux de minables amateurs d'art. Pour sa part, il payait quelqu'un pour acheter pour sa collection personnelle les tableaux des artistes les plus tendances du moment.

Le visage délicat et moqueur de la mannequin, sirotant tranquillement sa coupe de champagne en l'observant, ne manquait pas de classe. Elle aimait aborder le sujet de la famille Addington quand il s'agissait de l'agacer. Évidemment, cette parade fonctionnait à chaque fois.
Elle avait de la chance d'être une privilégiée. Jamais il ne s'en prenait à elle. Presque impassible, il se contenta de lever les yeux au ciel en vidant sa coupe d'une traite. Si elle avait fait partie du commun des mortels et qu'elle n'avait pas occupée une petite place dans ce qui lui servait de cœur, il aurait certainement chargé un de ses agents de s'occuper d'elle. Soit en lui pourrissant la vie, en brisant intégralement sa carrière, sa popularité et toutes ses relations, ou alors il aurait chargé un de ses hommes d'aller la kidnapper à son domicile, de la ramener chez lui en la traînant par les cheveux, puis il lui aurait planté une balle dans la tête ... Mais cette situation restait extrême, en dehors du travail où elle était nécessaire, bien sûr. Et puis bon elle avait ni une tête de dealer, ni de trafiquante ni de prostituée. Alors soit elle aurait la vie sauve, passons à autre chose.

Il était de son devoir de tout savoir, de tout maîtriser. Comment être supérieur aux autres avec des lacunes ? L'ignorance est bien trop commune. Il se devait de s'informer ... Et côté peinture il était médiocre. Oh ça ne s'arrêtait pas vraiment au maniement des pinceaux, toute forme d'art à vrai dire demeurait pour le milliardaire un mystère. Le business artistique, il le connaissait, il s'en jouait même, mais ses acquis sur l'essence même de son commerce étaient comparables à ceux de l'humanité sur une planète encore inexplorée. Je vous laisse donc en imaginer l'étendue ...
Sa cavalière d'une soirée, et qui sait, s'il se débrouillait bien peut-être pour la nuit, n'eut pas le temps de lui expliquer quoi que soit, bien que cette situation semblait en même temps la ravir et l'amuser. Il était temps d'enfiler son masque de convenance. La mise en scène, grotesque et mal jouée commençait. Ses acteurs, riches et hautains, se paraient de leur plus agréable sourire en tenant des propos superficiels. C'était là l'essentiel des relations sociales de l'élite new-yorkaise. Avec le sexe, évidemment.

Le couple assez âgé pour que Xander envisage d'installer leur urne dans son appartement, pour parfaire la décoration finit heureusement par les congédier. A peine eurent-ils tourné le dos que l'organisateur de la soirée s'empressa de descendre verbalement ses invités. Son amie ne se fit d'ailleurs pas prier pour renchérir.
Évidemment que sa soirée était une réussite, comme tout ce qu'il entreprenait finalement. Il se contenta de lui faire un large sourire pour marquer son contentement. Ça allait rapporter gros, que demander de plus ? Les piques de la demoiselle étaient si perçants qu’il s’en délecta un instant d’un petit rire amusé avant de prendre le temps de lui répondre.

« Tu te doutes bien que ce n’est pas question d’attirance, c’est juste un passage obligatoire pour être exposé … Tu sais, certaines personnes ont beaucoup de mal à trouver des conquêtes. »

En disant ceci, il leva la main vers elle pour trinquer en lui lançant un clin d’œil complice. Sa conquête à lui, il espérait qu’elle soit au bout du verre qui cognait sa coupe.

« Et ne t’en fais pas, un jour ce musée n'appartiendra même plus à cette antiquité. »

Avec cette perturbation, il en avait presque oublié ses précédentes questions, ce qui n’était visiblement pas le cas de son interlocutrice, qui déjà se reconcentrait sur les toiles. Il l’écouta distraitement en sirotant son vin à fines bulles. Voilà pourquoi il n’aimait pas l’art. Dans ce domaine, ce n’était pas le meilleur qui dominait, ni le plus riche, il n’y avait aucune logique. C’était trop frustrant pour quelqu’un qui aurait été prêt à acheter le plus talentueux des peintres, si seulement un nom universel pouvait sortir du lot.

« Tout ceci est bien trop subjectif, il n’y a même pas le moindre critère de jugement ! »

Néanmoins, bon élève, il s’intéressa de près au tableau qu’elle lui avait désigné. Une forme indescriptible, qui devait sûrement vouloir rappeler un humain fragile semblait perdu dans un univers obscure au sommet d’une falaise abrupte. Comment devait-il l’interpréter ? Le regard de Xander chercha un bref instant des réponses dans celui de Joyce avant de se résoudre à se questionner de lui-même. Ainsi il se concentra à nouveau dans la contemplation de l’œuvre de son artiste. Etait-ce censé le représenter lui, au sommet du monde mais si frêle ? Ne serait-ce qu’y songer lui semblait offensant. New-York n’avait également rien de si sombre.
Il détestait les interprétations et le subjectif, lui, il voulait de l’objectif et du réel. Agacé, il se recula en vidant d’une traite ce qu’il lui reste du champagne avant de marmonner à l’adresse de sa cavalière en s’éloignant des toiles pour aller se servir un autre verre.

« Ces gens-là feraient mieux de se trouver un vrai métier. »

Le premier serveur qui passa fut allégé d’une coupe de plus, mais l’homme de la soirée fut contraint de saluer un petit groupe avant de rejoindre sa bien-aimée d’une nuit. Il la chercha d’ailleurs du regard un petit moment avant de l’apercevoir, vaguement cachée un peu plus loin dans un petit renfoncement, toujours aussi éblouissante. Immédiatement, ses lèvres affichèrent un petit sourire de satisfaction. Elle était de loin la plus ravissante ce soir.
Il réajusta le col de sa chemise, puis d’une démarche assurée, comme toujours, il la rejoignit. Dès qu’il fut à sa hauteur, son bras vint entourer les hanches de sa cavalière.

« Le problème ma douce Joyce … »

Il avait commencé à voix haute mais déjà reprenait en lui chatouillant l’oreille de son souffle.

« C’est que toutes ces toiles ont une mine bien pâle quand elles t’ont pour concurrente, tu fais de l'ombre à mon artiste. »

Son sourire devint charmeur et il déposa un baiser délicat dans le cou dénudé de cette femme divine, sans se préoccuper des photographes qui devaient se précipiter pour immortaliser ce rapprochement inattendu.

« Tu es tellement ravissante, c'est inhumain. »

Il se redressa parfaitement avant de reprendre d'un ton plus formel.

« As-tu par hasard déjà choisi le petit cadeau que je t’ai promis ? »

Bien sûr qu’une toile à plusieurs milliers de dollars était en petit cadeau, surtout à côté de la nuit qu’il promettait de lui faire passer à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Dim 10 Jan - 17:23

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Alors qu'elle sirotait patiemment sa coupe de champagne, attendant Xander, Joyce repensait à ce que ce dernier lui avait dit.  L'art était subjectif, sans aucun doute, et son ami détestait ça. Il aimait mettre une valeur sur tout ce qu'il regardait. Même elle, c'était évident et Joyce le savait pertinemment. Cela ne la dérangeait pas spécialement, car si Xander utilisait sa réputation à elle pour se montrer et se faire mousser, c'était tout d'abord un compliment et surtout une chose qu'elle n'hésitait pas non plus à faire avec lui. Se pavaner en sa compagnie lors des soirées mondaines, entourés de paparazzi et de gros noms du milieu ne pouvait pas faire de mal à son image. Finalement, tout n'était question que d'image  et d'argent dans leur monde, son monde. La brune n'avait pas vraiment eu le choix, elle était née dans cet univers. Mais elle l'avait accepté, elle était d'accord pour que ce soit sa vie, alors autant l'embrasser et en profiter plutôt que de le rejeter. C'est pour ça qu'elle n'insisterait pas plus auprès de Xander sur sa sensibilité, ou plutôt non-sensibilité, à l'art. Enfin, pas dans l'immédiat. Elle préférait garder ce domaine, ce monde là pour elle, et elle seule.  Sa remarque sur les artistes qui feraient mieux de se choisir un vrai métier lui fit lever les yeux au ciel. Alexander avait beau présenter une façade lisse et de bon gendre avec son métier d'agent immobilier, la brune n'était pas dupe. Il lui avait déjà procuré de la drogue à des prix plus qu'intéressant. Mais elle ne savait pas exactement qu'elles étaient ses autres activités, même si les rumeurs étaient nombreuses, et elle se doutait bien que certaines n'étaient pas très loin de la vérité. Xander était probablement un truand, mais cela ne l'inquiétait pas plus que cela. Joyce se savait en sécurité avec lui, et elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal. Au contraire, elle était persuadée qu'en cas de problème, elle pourrait se tourner vers lui pour lui demander son aide. Même si elle ne le ferait sans doute jamais, elle savait qu'elle en avait la possibilité. Et rien que ça lui permettait de passer d'agréables soirées en sa compagnie.
Joyce fut arrachée à ses rêveries par un Xander plutôt entreprenant. Le contact des ses mains sur ses hanches ravit la jeune femme et le compliment que lui susurra son ami ne fit qu'augmenter  cette sensation d'être ce qu'il y a de mieux au monde.  Voilà les avantages de sortir avec un homme que l'on sait à ses pieds. Même si Joyce n'avait aucune illusion sur le fait que Xander ne se l'avouerait jamais, elle savait qu'il répondrait au moindre de ses caprices, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Elle était, après tout, sa plus vieille et meilleure amie.
Après le baiser déposé dans son cou elle se tourna pour faire face à son cavalier du soir.  « Tant de compliments de ta part … Que me vaut cet honneur ? A part le fait que je sois bien évidemment splendide, cela va de soit, et que donc je les mérite. » La main dans laquelle elle tenait sa coupe de champagne était nonchalamment posée  sur l'épaule de Xander et leurs corps étaient très proches l'un de de l'autre. Son autre main touchait le torse du brun. Un sourire en coin s'afficha sur le visage de la jeune mannequin lorsque quelques flashs non discrets firent leur apparition. Et hop, un article de plus sur eux dans les tabloïds.
Elle sourit à son ami en entendant la question.«Tu sais quoi ? Je crois que je veux la toile qui me fait penser à toi. Comme ça je pourrais te la montrer à chaque fois que tu passeras chez moi, et peut être que tu finiras par comprendre qu'il s'agit de toi sur cette peinture. » Elle n'avait pas pu se retenir et elle savait que cette remarque aurait le don de l'agacer, mais c'était plus fort qu'elle.  Elle adorait jouer à ce jeu là avec lui.  La jeune femme ponctua son souhait d'un baiser sensuel sur le haut de la joue du brun, mordillant rapidement son oreille, avant de se détacher de lui et de se diriger à nouveau vers la toile afin que Xander arrange les détails de l'achat.
Les mondanités durèrent encore un moment, Xander saluant de grossiers personnages, Joyce se contentant de faire bonne figue.  Mais elle s'ennuyait. Elle ne savait plus quoi faire après avoir regardé toutes les toiles et parlé aux artistes présents. Les coupes de champagne qu'elle enchaînait ne lui suffisaient plus comme distraction.
Elle se décida donc à faire bouger les choses. Joyce attrapa le bras de Xander qui discutait avec ce qui semblait être un homme d'affaire mais peu importe, et l'attira vers elle.  « Je m'ennuie. Tu m'avais promis une super soirée en ta compagnie, et t'as rien fait pour la rendre intéressante. J'ai envie d'aventure moi, pas d'une de ces soirées pourries … » Elle lança un regard de défi à Xander avant de se diriger vers le hall d'entrée pour récupérer son manteau. Elle l'attendit sur le parvis du bâtiment, certaine qu'il la suivrait et que leur départ serait remarqué par tous. Lorsque le brun fut enfin à ses côtés elle n'attendit pas qu'il lui demande où elle voulait aller, elle commença à marcher, sans un regard pour Xander, une destination en tête, bien décidée à pimenter leur soirée. Après quelques minutes de marche en silence ils arrivèrent devant l'entrée d'un aquarium. Là, elle pénétra dans la bâtiment surveillé par un gardien. Elle s'approcha de lui. C'était une vague connaissance du lycée qui fut facile à soudoyer avec quelques billets qu'elle sortit de son décolleté. La brune était heureuse de montrer à son compagnon qu'elle  pouvait manier l'argent et manipuler les gens, qu''elle avait elle aussi de l'influence.
Elle fit un signe de tête à Xander et ils purent entrer dans le bâtiment plongé dans le noir, mis à part les quelques lumières bleutées formant un chemin dans l'aquarium.  « Là on va s'amuser. » Elle saisit la main de Xander et l'entraîna, presque en courant, jusqu'à un grand bassin où il était possible d'observer des centaines de poissons.  « Tu préfères ça aux œuvres d'arts je parie non ? »

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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Ven 4 Mar - 16:00

 Life is just a comedy for rich people
Joyce & Xander
 
People are more dangerous than sharks.

A l’heure de la surmédiatisation de la société, il faut impérativement être partout pour rester dans les cordes. Le public voit défiler de nouvelles têtes chaque jour dans les magazines, sur le web, à la télévision. Aussi pour que votre visage leur reste familier, c’est un combat de tous les jours qui se joue. Chaque soirée est importante. Chaque gala, chaque événement est l’occasion de faire surgir un nouveau scoop, de faire un peu plus de bruit, de faire éclater un scandale. Aujourd'hui, il n’avait pas prévu de provocation. Ce soir, il misait la carte de la jalousie. Il aurait la plus belle femme du monde et quiconque tombera sur la photo d’eux deux enlacés, visage contre visage, ne pourra que baver de désir. Tels deux amoureux épris, ils posaient astucieusement sous les projecteurs pour parfaire l’illusion. En même temps ce n’était pas désagréable, cette main sur son torse, qui réchauffait son corps comme des petites étincelles.

« Tu es incorrigible, et le pire c’est que tu as raison. »

Elle avait du pouvoir sur ses pulsions, elle faisait de lui ce qu’elle voulait. Dans la limite du raisonnable. Parfois, c’était presque effrayant de réaliser qu’une mannequin pouvait lui faire faire autant de bêtises. Même pas que sexuelles. L’achat de la toile en était bien évidement une de plus. Qui le faisait penser à lui qui plus est. Absurdité. Cette chose qu’elle appelait œuvre d’art n’avait absolument rien à voir avec le brillant jeune homme plein d’assurance qu'il était. Fallait-il vraiment qu’elle tienne un discours aussi absurde autrement que pour l’énerver un peu plus ? Non pas que c’était difficile, il était ce qu’on peut qualifier d’impulsif.

« A croire que je vais devoir me résoudre à cesser de venir chez toi ... »

Il avait levé les yeux au ciel en disant cela, surjouant l’agacement quand déjà il allait arranger les détails. Vous savez, le prix, la livraison et tout ça. Ces choses tellement essentielles dans la vie d’un monsieur tout le monde mais si futiles dans la sienne. Tant qu’il ne perdait pas trop de temps, ça lui allait bien.
L’artiste grinça quelque peu des dents quand l’homme qui lui avait permis de se révéler lui proposa un prix bien inférieur à ses attentes en soulignant qu’il lui devait bien ça. Pouvait-il seulement envisager de refuser ? Le visage du négociateur était sans appel, dur et menaçant. Préférait-il la gloire ou être un cadavre au fond d’un fleuve ? Tout le monde n’a pas les mêmes rêves, mais les siens devaient être traditionnels puisqu'il se résigna à accepter sans trop rechigner. Une camionnette se garerait devant chez Joyce dès demain matin apportant le précieux colis.

La gagnante de ce prix était justement en train d’observer son nouveau bien avec attention, ne se souciant pas des questions financières. Elle n’avait pas vraiment de raison d’avoir des doutes quant au pouvoir de son ami. Elle accepta par ailleurs de serrer encore quelques mains pour faire bonne figure, de souligner un peu plus le talent divin du peintre, de louer la météo favorable. Puis les mondanités la lassèrent pour de bon alors que sa tête devait lui tourner sous les effluves de l’alcool haut de gamme.
Xander discutait avec un client qu'il connaissait bien. Le genre d’homme qui souhaite à tout prix se faire une place dans le business en sachant très bien à qui confier son argent. Soyons clairs que nous parlons là de son commerce légal, l’immobilier. Il était sur le point de conclure une transaction importante mais la princesse se fichait bien de son travail. Elle voulait de la distraction, et c’est blotti contre lui qu’elle la quémanda. Un petit sourire amusé étira le visage du jeune entrepreneur dont le souffle alcoolisé se mêlait à celui de la demoiselle. Il eut une envie irrésistible de l’embrasser, de frôler ses lèvres, les mordiller jusqu'à ce qu’elle cesse de dire des âneries. Sauf qu’elle se détacha en lui jetant un regard qui le fit fondre. Pendant un instant, il perdit tous ses moyens, tremblant presque, alors que, toussotant pour rappeler sa présence, le patron face à lui essayait de reprendre leur conversation où elle avait été perturbée, joliment perturbée.

« Excusez-moi »

Il s’éloigna sans plus attendre, suivant de loin la démarche enivrante de sa gracieuse amie. Le plaisir charnel avant le business. Tout comme elle, il récupéra sa veste au vestiaire avant de le rejoindre dans les rues new-yorkaises. La nuit était tombée, pleine de promesses. Xander ignorait tout de la suite du programme, il n’avait rien planifié contrairement à son habitude. Peut-être pouvaient-ils rentrer chez lui ? Elle pourrait admirer la vue de son appartement qu’elle chérissait tant pendant que lui, insensible à cette vision depuis toujours se délecterait de la vision du corps de la jeune femme ?
Mais il ne menait plus la danse, c’est ce qu’il comprit quand elle se mit en marche dès qu’il fut à ses côtés. Sans un mot, sans un indice. Il s’alluma une cigarette sans que sa voix ne détonne sur le bruit environnant de la ville. Impossible d’avoir du silence dans la ville qui ne dort jamais. Seuls eux deux l’étaient, le reste du monde continuait à vivre bruyamment.

Un sourire amusé étira ses lèvres tandis qu’il abandonnait négligemment sa cigarette au sol. Un aquarium, alors c’était là qu’elle avait décidé de l’emmener. Il était prêt à prendre les choses en main lorsqu’ils furent confrontés à un gardien devant la porte. Un gros billet et les portes s’ouvraient toujours, ce n’était pas plus compliqué que ça. Sauf qu’une fois encore, elle prit les devants en allant lui parler, avant de jouer de ses charmes et son argent pour les faire entrer.
Il l’observait toujours aussi silencieusement, un peu en retrait. Il était perturbé. A vrai dire, il était incapable de déterminer si l’attitude dominatrice de sa cavalière l’agaçait ou l’impressionnait. Etre le leader, c’était ce qu’il aimait. Rester en arrière n’était pas habituel pour lui, c’était presque frustrant. Cela méritait presque une vengeance, plus tard.

Docile, il la suivit encore pendant quelques pas dans le bâtiment avant qu’elle ne se saisisse de sa main sans qu’il ne proteste.

« Là on va s'amuser. »

Son regard indéchiffrable se posa sur le visage bleuté par les reflets lumineux des aquariums de son interlocutrice. Elle semblait enthousiaste, l’entrainant en vive allure à travers les galeries qu’elle semblait connaître comme sa poche.

« Tu préfères ça aux œuvres d'arts je parie non ? »

On aurait dit une enfant dans un parc d’attractions. Ses boucles brunes voletaient au rythme de ses pas. Il les caressa du bout des doigts avant de la lâcher pour s’approcher du bassin qu’il examina attentivement.

« Enfin du vivant ! »

Un énorme requin passa devant ses yeux inquisiteurs et son visage s’illumina immédiatement.

« Je trouve les requins fascinants ... Pas aussi fascinants que toi, bien sur. »

Il se tourna finakement vers la mannequin pour l’enlacer tendrement en déposant un baiser dans son cou qu’il mordilla délicatement.

« Ça doit être l’animal qui me ressemble le plus. »

Sa voix était amusée même s'il pensait vraiment ce qu'il disait.

« Tu devrais avoir peur de rester à mes côtés … »

L’amusement était croissant dans sa voix.

« Je suis sûr que je peux te faire peur. »

Juste après avoir dit cela, il la lâcha sans donner d’explications avant de partir en courant à vive allure, se cachant dans un recoin. Elle le dépassa sans le voir en s’enfonçant plus loin dans les lieux déserts d'humains. Lui rebroussa vite chemin et emprunta une porte dérobée, dont l’accès était évidemment interdit, qui le mena directement derrière la vitre du grand bassin. Il grimpa jusqu’à la plateforme située à la surface de l’eau, ses chaussures pataugeant légèrement, puis son pantalon quand il déposa un genou à terre. A quelques centimètres nageaient des requins sous son regard émerveillé, à portée de main.
Il resta là à les regarder tout en se délectant du fait que sa future conquête devait probablement avoir le cœur battant la chamade en s’attendant à le voir surgir devant elle à tout instant dans un couloir obscur. L'adrénaline faisait monter le plaisir à ce qu'il avait entendu dire. Il faut bien lui faire quelques frayeurs s'il ne veut pas qu'elle lui reproche à nouveau de ne pas l'avoir distrait, et puis c'était sa petite vengeance, un moyen de lui montrer qu'il pouvait diriger n'importe où, n'importe qui.

Quoi qu’il en soit, elle finirait bien par revenir et il imaginait avec amusement sa tête en le découvrant agenouillé là, ses doigts frôlant les ailerons des poissons les plus terrifiants au monde.
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MessageSujet: Re: Life is just a comedy for rich people (Joyce et Xander)   Mar 22 Mar - 18:29

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Joyce ne put s'empêcher de sourire à la réponse de Xander. Elle le connaissait suffisamment pour savoir que ce lieu lui plairait. Elle-même se sentait excitée d'être ici. Le fait que leur petite escapade se déroule la nuit était bien évidemment un plus. La brune avait la sensation qu'ils avaient la vie devant eux, et elle se sentait rajeunir. Ce genre d'aventures n'étaient pas inhabituelles lorsqu'elle était au lycée. Elle et ses “amis” étaient des grands spécialistes de ce type d'excursion, alors que la lune brillait dans le ciel, dans des endroits fermés ou interdits. Alors être là avait un petit arrière goût nostalgique de l'époque où elle était la reine du lycée. Maintenant, en compagnie de Xander, elle était la reine de sa vie, et la petite princesse gâtée par son cavalier du soir.
Les doigts de ce dernier s'étaient attardés sur sa chevelure et quelques frissons avaient parcouru son corps. Mais Xander s'éloigna d'elle pour se rapprocher d'un bassin. Un instant elle aurait cru voir un enfant émerveillé par sa première visite dans un tel lieu.  Il avait sûrement eu la même impression en la voyant elle aussi s'extasier devant les aquariums. Un petit sourire moqueur se dessina sur les lèvres de la brune. Xander était un requin. Que ce soit avec l'argent ou avec les femmes, il avait cet instinct animal et destructeur. Alexander était un requin. Et personne ne pouvait le nier. Elle ne lui fit d'abord aucune remarque sur cette affirmation, distraite par le baiser qu'il venait de déposer dans son cou.  Mais quand il lui dit qu'elle devrait avoir peur, elle lui sourit « Je te connais trop bien pour avoir peur de toi Xander. »
Mais à peine avait-elle finit de prononcer ces mots que le brun la lâcha et se mit à courir. Amusée la mannequin le poursuivit, voulant le rattraper. Il avait commencé un jeu, elle comptait bien le gagner. Qui sait où ça pourrait les mener ? Pour l'instant, le seul endroit où ça la menait, c'était un couloir sombre et lugubre. La jeune fille n'était plus trop rassurée et elle s'attendait à ce que son cavalier surgisse à tout moment d'un recoin sombre. Mais au bout de quelques minutes, toujours rien. Elle revint là où il l'avait laissée. Joyce, fatiguée, retira ses talons afin de continuer à chercher Xander. Mais toujours aucune trace de lui. La peur commençait finalement à prendre le dessus sur l'esprit  joueur de la brune. Évidemment, elle se doutait que c'était ce que souhaitait Xander. Essoufflée et angoissée elle finit par lever la tête, et découvrit Alexander, de l'autre côté du bassin, la main frôlant la surface de l'eau. Ses yeux s'écarquillèrent. «Non mais c'est pas possible, il est taré … » Ce constat l'effraya. Mais elle se surprit en sentant qu'en fait, ça avait plutôt tendance à l'exciter. Joyce leva les yeux au ciel, désespérée par ses propres réactions, laissa ses chaussures au sol et partit à la recherche du chemin que Xander avait emprunté pour se rendre si près de l'eau. Une fois celui ci trouvé, elle se dirigea vers la plate-forme sur laquelle se trouvait Xander. Ses pieds étaient maintenant mouillés, mais cela ne l'empêcha pas de s'approcher un peu de l'homme qui était penché au dessus du bassin aux requins. Elle n'avança pas plus, de peur que Xander, pris d'un moment de folie, ne la pousse dans l'eau.  La brune, pas vraiment rassurée, tenta de retrouver son âme de séductrice. Elle dégagea son visage de ses cheveux et parla d'une voix calme et qu'elle voulait sensuelle. « En manque d'adrénaline Xander ? »
La brune sentait qu'il voulait reprendre la main, qu'il voulait à nouveau diriger leur soirée. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, il fallait qu'il se rattrape pour ce début de soirée inintéressant. Mais elle ne savait pas où est-ce qu'il voulait aller, ce qu'il souhaitait obtenir comme réaction. Joyce était déstabilisée par l'impulsion plutôt dangereuse de Xander. Et elle ne put s'empêcher d'essayer de le retenir dans ses ardeurs. « Tu ne vas pas sauter j'espère ? Je serais plutôt ennuyée de devoir finir ma soirée toute seule, si tu te fais dévorer par un de tes congénères. » 
Cependant, elle s'approcha un peu plus de son ami, attrapant le bas de sa robe pour éviter qu'elle ne traîne trop dans l'eau. Même si elle n'allait jamais la remettre, c'était tout de même une robe de couturier et cela lui briserait le cœur de l'abîmer. Joyce respectait bien trop le travail de ces artistes créateurs. Bref, elle s'avança, frôlant le bord du bassin. « Dis moi Xander, si je tombe … Tu plonges pour me sauver ou tu me laisses couler ? » avec un petit sourire de défi.  
La brune sentait la peur monter, mais aussi l'excitation et l'adrénaline. Être si près de ces animaux dévoreurs d'humains faisait battre son cœur à 10 000 à l'heure. Xander voulait jouer, il allait maintenant s'en mordre les doigts. Elle reprenait le contrôle et imposait ses règles. Sans attendre la réponse du milliardaire, elle fit glisser la fermeture éclaire de sa robe, et laissa tomber cette dernière à ses pieds, dévoilant son corps couvert seulement de ses sous-vêtements. Bon, certes, le robe serait mouillée,  mais pas autant que si elle l'avait gardé avec ce qu'elle s'apprêtait à faire. Joyce frôla l'eau avec ses orteils, testant la température du bassin. C'était frais, mais surmontable. Elle s'accroupit avec grâce, geste plutôt compliqué à réaliser, et s'assit au bord de l'aquarium. Ses fins et pâles mollets trempaient maintenant dedans. Elle tourna la tête vers Alexander et lui servit un sourire plein d'assurance, attendant qu'il réagisse.

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